Presse 2005

Publié le par Tiphaine

71 TOUR MEDITERRANEEN /
ETAPE 3 ET 5

3ème étape --
La journée fut une nouvelle fois controlée par la CSC -- Les équipiers de J.Voigt doivent contrôler une troisième étape difficile entre La Garde et Toulon (134 km), dans le Var. Cette journée démarre en effet par l'ascension du col des Fourches, dans lequel les Danois laissent intelligemment filer cinq coureurs : Mi.Delage (Française des Jeux), A.Donati (Acqua e Sapone), L.Olivier (Agritubel), J.Tombak (Cofidis) et K.Trouvé (MrBookmaker). Les cinq hommes s'échappent au pied du col des Fourches, à 105 kilmètres du but. Ils portent leur avance à quatre minutes en cours d'étape tandis que le Team CSC régule l'allure du peloton. Le train rouge et noir, aidé de la Gerolsteiner, réagit dans le final pour reprendre les animateurs du jour au pied du Mont Faron. La grande bagarre peut commencer sur les 5 kilomètres de pentes du col toulonnais.................. 


Conclusion : Lenaïc a montré le maillot durant l'échappée du jour. Belle ascension de J-Alberto Martinez (24ème)
et
Nicolas Crosbie (30ème) 
 


5ème et dernière étape 

--  Entre Cabriès et Marseille (Bouches-du-Rhône), les 120 kilomètres sont vallonnés et ressemblent à s'y méprendre au parcours du Grand Prix d'Ouverture. C'est le Pas de Couelle, plus connu sous le nom de Petit Galibier, qui ouvre les hostilités au kilomètre 45. Deux coureurs flinguent, le Belge K.De Weert (Qsp) et le Polonais P.Niemec (Miche). Au sommet, les deux échappés possèdent déjà deux minutes d'avance sur le peloton, un écart qui double au sommet de la difficulté suivante, le col de l'Espigoulier. Quatre minutes d'avance à cinquante kilomètres de l'arrivée, tel sera le retard maximal concédé par le peloton.

Les CSC et les Liquigas-Bianchi emmènent la chasse par-delà les cols de Roquefort et de la Gineste. De Weert et Niemec sont finalement revus à 10 kilomètres de Marseille. Les équipes de sprinters sont encore malmenées dans le final par de nouvelles 
attaques, notamment celle
du Français Nicolas Crosbie (Agritubel), mais c'est bien au sprint que doit se jouer la victoire d'étape.

     

BICYCLETA VASCA (fin juin)/
(Buffaz, Martinez, Canouet, Coutouly, Johnson, Crosbie et Laurent)


TOUR MEDITERRANEEN
(photo du haut, à droite) - Lors de son échappée ! 

 




71 PARIS-CAMEMBERT

" Article paru sur le site officiel de l'équipe Agritubel, en avril 2005 " ---- Sous un ciel menaçant, parfois distributeur d'ondées, les sans-noms mais avides de s'en créer un, attaquèrent à tout-va. "Faire le départ" avait été leur leitmotiv. A ce jeu là, trois coureurs prirent la clé des champs : l'Italien M.Allegrini (Panaria), les Français E.Berthou (RAGT) et Nicolas Crosbie (Agritubel). Si Berthou entamait sa troisième année de carrière chez les pros (ponctuée d'une victoire d'étape lors du Paris-Corrèze 2004), les deux autres étaient néo-pros. Allegrini avait enlevé en amateurs le GP San Giuseppe, le Gran Premio Inda et le Tour de Romagne Espoirs, tandis que Crosbie, lauréat en 2004 du Circuit U Littoral, du Tour du canton de Hautefort et d'une étape au Tour de la Guadeloupe, s'était déjà mis en évidence, en février, lors du Tour Med' puis du Haut-Var.

Le peloton, acquiesceur, laissa alors filer. La traversée du Sud de l'Eure et l'entrée dans l'Orne leur étaient complètement acquises. L'écart allait atteindre le chiffre mirobolant de dix-neuf minutes, à la mi-course, avant qu'une réaction ne s'opère. C'est le Crédit Agricole qui se dévoila le premier pour faire chuter la marge à dix minutes lors du premier passage à Vimoutiers (km 124). Devant, si Nicolas Crosbie perdurait son festival en haut des côtes en passant en tête de chacunes (il gagnera d'ailleurs le classement annexe de meilleur grimpeur), Berthou décramponnera un instant avant de recoller à ses deux compagnons d'infortune. Mais le peloton ne musardait plus : la Fdj et la Discovery . Le résultat fut immédiat.
Lors du second passage sur la ligne (km 151), l'avance était passée en dessous des six minutes.
L'issue ne faisait aucun doute. Dans la côte de Canapville (km 174), Allegrini rendait les armes.

 

Ne restaient en tête que nos deux téméraires Français Berthou et Crosbie. La cloche du dernier tour (km 178) sonnait leur glas. Sous l'effet des Bouygues Telecom (Maryan Hary aux commandes), le peloton réduit désormais, avalait ces rescapés avant Camembert....etc....


                     

 
                     

LES BOUCLES DE LA MAYENNE (en juin)/
 

 


FIN DE SAISON
 /
   " UNE SAISON D'APPRENTISSAGE ".

" Article Paru dans " France Cycliste ", du mois nov.déc.2005 "
Néo-pro chez Agritubel, Nicolas Crosbie livre le bilan de sa première saison au plus haut niveau.

Parole de Nicolas -- " Jamais au cours de ma carière, je n'avais été confronté à des coureurs sous contrat. J'ai fait mes grands débuts au Tour Méd et de suite, j'ai vu que ça roulait très vite. La course était très nerveuse. J'ai rapidement appris qu'à ce niveau il fallait manoeuvrer en équipe à 100%. Il faut dire que je bénéficie de bons conseils de mes beaux-frères Franck BOUYER et Frédéric MAINGUENAUD ! Mais c'est quand même sur le tas, en course, qu'on apprend le plus. Au terme de ma première saison chez lzs pros, je dirais qu'il n'ay pas de courses faciles.... mais que certaines cont beaucoup plus dures que d'autres.Paris-Tours, par exemple, qui est une ancienne épreuve du Coupe de Monde, c'est d'un tout autre niveau qu'une manche de Coupe de France. Cette course est vraiment la plus impressionnante de toutes les épreuves que j'ai disputées cette année."

 " Je pense d'ailleurs avoir pas mal  progressé au cours de ma première saison chez les pros. J'ai pris plus d'asurance dans le peloton. Avant, chez les amateurs, je ne frottais pas. Je descends mieux aussi. Comment j'y suis parvenu ?  C'est simple, je n'ai pas eu le choix bien longtemps. En tout début de saison, je réussissais parfois de belles ascensions et je me faisais larguer dans les descentes. Alors j'ai serré les dents pour ne pas connaître ce scénario tous les week-ends. Je ne voulais plus être déçu. Le gars qui me précédait dans le peloton, même s'il était un bon descendeur, je prenais sa roue pour éviter de reculer. Coureur cycliste, c'est mon métier et je ne pouvais pas subir comme cela toute la saison.

" Là maintenant, ma saison est terminée. Je vais me reposer. Je pense couper pendant un mois, sans faire de sport. Après, je vais reprendre la musculation, le footing et les sorties à VTT. Les stages de début se saison vont vite arriver. On va en avoir un chaque mois cet hiver. Le stage, c'est le meilleur moment, en fait , pour souder l'équipe. Après, ma deuxième saison chez les pros va vite débuter. Mon but est d'obtenir de meilleurs résultats qu'au cours des derniers mois. Cette année, j'étais en phase d'apprentissage. L'an prochain, je vais essayer de mettre en application ce que j'ai appris. Je vais rester équipier comme cette année mais mon objectif sera aussi de courir un peu plus après les résulats."


Publié dans Saison 2005

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